Vue d’ensemble
Cet article explore l’aspect dynamique de la stratigraphie spectrale : comment le seuil projectif $\Lambda_{\mathrm{proj}}$ évolue le long de la cascade de relaxation, et si cette évolution peut amplifier de faibles séparations spectrales en hiérarchies de masse physiquement pertinentes.
L’analyse dérive la résolution projective à partir des propriétés globales de cohérence du graphe de relaxation. Dans les familles expanseuses à saturation spectrale-isopérimétrique, l’échelle d’admissibilité est contrôlée par la connectivité algébrique du graphe lui-même.
Appliqué à la famille de graphes de Lubotzky--Phillips--Sarnak, ce cadre montre que, à premier fixé $p$, le gap spectral converge et le seuil projectif devient asymptotiquement statique. Dans ce régime, la hiérarchie obtenue est trop faible et l’ordre des niveaux est incorrect.
Contributions principales
- Seuil projectif dérivé : la résolution projective est reliée à la capacité isopérimétrique du graphe, avec $\Lambda_{\mathrm{proj}} \asymp h(G)^2$.
- Réduction expanseur : pour les expanseurs saturés spectralement, $\Lambda_{\mathrm{proj}} \asymp \lambda_2$.
- Modèle LPS : à $p$ fixé, la connectivité algébrique tend vers une constante, rendant le seuil asymptotiquement statique.
- Résultat numérique négatif : le mécanisme produit des hiérarchies d’ordre 1 et un mauvais ordre des niveaux.
- Diagnostic structurel : l’absence de seuil dynamique $\Lambda_{\mathrm{proj}}(n)$ empêche l’émergence de grandes hiérarchies.
Interprétation
L’article clarifie quelle partie du problème des hiérarchies est déjà résolue et laquelle nécessite encore un mécanisme dynamique.
- Structure de représentation : fixe les niveaux spectraux disponibles.
- Cohérence du graphe : détermine le seuil projectif d’accessibilité.
- Seuils statiques : expliquent l’échec de l’amplification des hiérarchies.
Dans cette perspective, ce papier est un diagnostic : il montre pourquoi un seuil statique ne suffit pas et pourquoi une dynamique $\Lambda_{\mathrm{proj}}(n)$ est nécessaire.
Modèle d'expansion à deux régimes (mis à jour en v2.1)
Au-delà du diagnostic du secteur de masse, l'article propose une loi de croissance à deux régimes comme modèle structurel de l'expansion cosmique : croissance polynomiale des shells (décélérée), puis branchement exponentiel des trajectoires (accélérée), l'énergie noire étant lue comme la pression structurelle de l'espace des reprojections admissibles. Depuis la version 2.1, le porteur du régime exponentiel sur le substrat de Heisenberg est établi : il survit au niveau des histoires projectivement distinguables — comptées exactement par la récurrence de Pell, au taux canonique $\log(1+\sqrt2)$ — et non dans les volumes d'extrémités, polynomiaux. Voir Branchement projectif des trajectoires et limite de Sitter.
Relation avec le programme Cosmochrony
La relaxation spectrale étend le programme en introduisant le lien dynamique entre secteurs admissibles et hiérarchies observées. L’admissibilité sélectionne les secteurs, la stratigraphie structure les niveaux.
Ce travail montre que la cascade seule ne suffit pas en régime statique. Un seuil projectif dynamique reste l’élément clé manquant.
Références
Jérôme Beau. Asymptotic Saturation of Projective Resolution: Expander Relaxation Graphs. Prépublication, Zenodo.