Synthèse spectrale jauge–gravité

Q13 résout le problème variationnel joint $\delta_{g,\mathcal{A}} S_\Pi = 0$ et dérive le système couplé Einstein–Yang–Mills, le ratio de hiérarchie jauge–gravité, et la complétion jointe Eddington–Born–Infeld depuis le fonctionnel spectral unique $S_\Pi[g,\mathcal{A}]$, complétant la trilogie avec le papier Gravité et Q12.

Vue d'ensemble

Le papier Gravité et Q12 ont établi, indépendamment, que le fonctionnel d'entropie spectrale projective $S_\Pi[g,\mathcal{A}] = \tfrac{1}{2}\log\det' \mathcal{A}_{g,\mathcal{A}}$ produit le tenseur d'Einstein comme réponse horizontale $a_2$ et les équations de Yang–Mills comme réponse verticale $a_4$.

Q13 réalise la synthèse jauge–gravité : il résout le problème variationnel joint $\delta_{g,\mathcal{A}} S_\Pi = 0$, couplant les deux secteurs en un système dynamique unique. La variation métrique du coefficient $a_4$ donne le tenseur d'énergie-impulsion de Yang–Mills comme source pour la gravité ; la variation de jauge de $a_2$ est nulle par le lemme de découplage horizontal–vertical.

Le résultat est le système Einstein–Yang–Mills dérivé depuis un unique fonctionnel, avec la hiérarchie jauge–gravité apparaissant comme conséquence structurelle inévitable de la différence d'ordre de Seeley–DeWitt entre les deux secteurs.

Message central. Gravité et dynamique de jauge ne sont pas unifiées en élargissant le groupe de symétrie, mais sont stratifiées par l'ordre de Seeley–DeWitt au sein de l'opérateur unique $\mathcal{A}_{g,\mathcal{A}}$ : $a_2 \to$ gravité, $a_4 \to$ jauge, $a_6 \to$ couplage mixte.

Contributions principales

La stratification spectrale comme principe organisationnel

La contribution conceptuelle centrale de Q13 — et de la trilogie dans son ensemble — est l'identification de la stratification spectrale comme le bon principe organisationnel pour l'unification de la gravité et des interactions de jauge.

Dans l'unification groupe-théorique conventionnelle, on demande : quel groupe de symétrie $G_{\mathrm{unif}}$ contient à la fois les degrés de liberté de jauge et gravitationnels ? La difficulté à trouver un tel groupe est traitée comme l'obstacle central.

Le présent cadre remplace cette question par : à quel ordre de Seeley–DeWitt l'opérateur admissible $\mathcal{A}_{g,\mathcal{A}}$ répond-il à la variation ? Gravité et dynamique de jauge émergent du même opérateur à des niveaux spectraux différents, non de représentations différentes d'un groupe commun. La hiérarchie $G_N g_{\mathrm{YM}}^2 \ll 1$ est une sortie directe de la stratification spectrale, non une entrée nécessitant un ajustement fin.

Principe de stratification spectrale. $a_2 \to \text{gravité Einstein (UV quadratique)}$, $a_4 \to \text{dynamique de jauge Yang–Mills (UV logarithmique)}$, $a_6 \to \text{couplage croisé jauge–gravité (supprimé par } \ell_{\mathrm{sp}}^2)$. Le type d'une interaction fondamentale est déterminé par l'ordre de Seeley–DeWitt auquel la projection admissible répond.

Position dans le programme

Q13 clôt la trilogie de synthèse jauge–gravité :

Le groupe de jauge $G_\Pi$ est hérité de Q6a/O31. Le secteur SU(3) est inconditionnel au niveau ponctuel : $[H\text{-color}]_{\mathrm{pointwise}}$ (égalité exacte à $q$ fini) est prouvé analytiquement dans O31 v1.5 (Proposition 4.23) via la structure d'empreinte BI à fréquence unique. Tous les résultats principaux de Q13 sont indépendants de ce résultat ; la seule sensibilité est dans la valeur de $\dim V$ dans le ratio de hiérarchie.

La continuation naturelle du programme est le traitement de la matière fermionique et de la chiralité, où le principe de stratification spectrale prédit l'existence d'un niveau spectral dédié portant la structure spinorielle.

Perspectives ouvertes

Référence

Jérôme Beau, Gauge–Gravity Spectral Synthesis: Joint Einstein–Yang–Mills Equations, Born–Infeld Completion, and the Hierarchy Ratio from Projective Spectral Entropy, 2026. doi:10.5281/zenodo.20262079